
J'avais un peu la flemme de récapituler mon année 2025 et puis des gens bien, comme @now@n, ont écrit leur bilan, ce qui m'a donné l'impetus pour m'y mettre. En règle générale je ne raconte pas ma vie ici, c'est plutôt devenu par la force des choses un blog de critiques ciné/séries, mais la ligne éditoriale étant inexistante qui va m'interdire de faire une exception ?
Contexte Donc, 2025 est une année sortie le 1er janvier 2025, avec un budget colossal et une équipe technique d'environ 8 milliards de personnes au dernier décompte. Je pense que c'est la première année où je suis aussi sélectif sur mes activités, car même si j'en ai encore trop fait, je ne regrette quasiment rien.
Une murder party, encore ? Oui. Mon premier fait d'armes de 2025 est l'écriture et le playtest de Meurtre obscènes en Haut-de-Seine, une murder party se déroulant dans le petit monde des magouilles politiques d'un parti politique de droite à l'aube de l'élection présidentielle de 2017. C'est une intrigue que j'ai pris énormément de plaisir à écrire et les joueur⋅euses se sont éclaté⋅es à incarner des personnages aussi varié⋅es que Francis Pécrillon ou Johnny Dallihay. Le maquettage a subi un coup d'arrêt en mars, faute de motivation, mais j'ai repris tranquillement à l'automne et j'ai bon espoir qu'elle sorte en 2026 .
Jeu eud' rôle. Côté jeu de rôle sur table, le bilan est assez timide avec une moyenne d'une partie par mois, soit douze séances sur l'année. Cette apparente régularité cache pourtant une forte hétérogénéité. En réalité, les sessions se sont concentrées sur le premier trimestre, avec trois parties de Unknown Armies (une superbe découverte) et une chouette mini-campagne de deux scénarios de Donjons & Dragons en six sessions. Le tableau est complété par trois parties en présentiel : Donjon & Cie, INS/MV et The Heist. La raison est simple : à partir de mars, mon temps libre a été monopolisé par d'autres activités, notamment le théâtre. C'est, entre autres, une des raisons pour lesquelles je n'ai pas participé au défi 3 fois forgé cette année.
Pour une poignée d'euros. Mes scénarios et aides de jeux continuent leur vie sur différentes plateformes. Tout est à prix libre et je ne vise absolument pas d'en vivre. Heureusement d'ailleurs, puisque les ventes m'ont rapporté tout juste 30€ cette année, ce qui est stable par rapport à 2024. Il faudrait que j'homogénéise un peu ma gestion des différentes plateformes : je suis sur Drivethrurpg (mais seulement en anglais), itch.io (anglais et français) et Lulu (français mais seulement en impression à la demande). C'est un peu fouillis et il manque d'un espace pour « centraliser » tout le contenu rôliste que je créé.
Nous partîmes cinq cents. Comme je le laissais entendre, l'année a en effet été riche en répétitions et en représentations. J'ai participé à pas moins de 14 représentations et des dizaines de répétition. 2025 a été tout particulièrement l'année de l'improvisation avec trois spectacles différents en long form. Je suis ravi de la tournure qu'a pris cette activité pour moi, alors que je n'avais que très peu d'expérience de l'impro théâtrale encore l'année dernière. J'ai assisté à pas mal de spectacles, d'impro mais pas seulement, comme l'excellent Peau d'homme, qui m'ont amené à me balader jusqu'à Nantes sur un coup de tête pour voir la dernière du Trône de Faltazi. Même si le théâtre a pris le pas sur le JdR ces derniers temps, ces deux activités se répondent et s'alimentent mutuellement. Il n'est pas exclu que 2026 soit donc riche en expériences rôlistes, en tout cas c'est mon vœu !
60 minutes chrono. Dans l'entre deux, 2025 a été l'occasion de continuer d'explorer les escape games parisiens, avec une dizaine de salles testées durant l'année. Si tout n'était pas une folle réussite, j'ai eu un coup de cœur pour l'exceptionnel Prime Artifact, mais je recommande tout aussi chaudement Mission Galactique chez Majestic Escape Game dont les décors sont phénoménaux. Si je n'avais pas déjà un job à temps plein et qu'on me confiait un budget illimité, je pense que game designer m'aurait bien plu.
Je mets les pieds où je veux. 2025 a été une bonne année pour ma cinéphilie nanardesque. Déjà parce qu'il y a eu une Nuit Nanarland en septembre, ce qui est toujours un événement exceptionnel. Mais aussi parce que j'ai pu enrichir ma culture avec plusieurs sagas d'exception, comme Ducobu, les aventures d'Eik Meiers (sorte de sous-Flynn Carson allemand), Bloodrayne ou encore Les Municipaux. Tout n'a pas fait l'objet d'une critique sur ce blog, j'y travaille pour certains et pour d'autres je vous les épargne car les navets ne sont pas tous recommandables.
Et chacun se mette à chanter. Artistiquement parlant, c'est aussi cette année que j'ai enfin repris la composition musicale. Dans l'idée, ces nouveaux morceaux ont vocation à accompagner une pièce de théâtre que j'ai écrit fin 2023/début 2024 et j'ai également griffonné quelques mouvements en l'air. Je ne sais pas si je trouverai le temps de m'y coller plus en profondeur en 2026, mais j'aimerais pouvoir me plonger sérieusement dans FL Studio ou Reaper histoire de mettre ces notes en musique plus écoutable. J'ai aussi embrassé définitivement que j'aimais bien les karaokés, après dix ans de déni tout de même.
Des cartons. Sur un plan plus privé, 2025 a également été l'année du déménagement (encore !). Après plus d'un an à chercher un appartement qui me convenait, j'ai fini par en dénicher un en plein Paris, et j'y habite depuis le mois de mai. Il faut bien avouer qu'après dix ans à vivre en banlieue plus ou moins proche, les temps de trajet réduits et la proximité d'à peu près toutes les aménités parisiennes a grandement amélioré ma qualité de vie. Avec un coût non négligeable, j'en conviens tout de même.
Des disquettes. Et puis sur un plan encore plus privé, c'est l'année de ma vie où je me suis le plus confronté à la scène du dating parisien. Il y aurait de quoi en tartiner des pages et probablement d'écrire une thèse sur la socio-démographie des applications de rencontre. Je ne suis pas du genre à kiss and tell donc vous n'en saurez pas plus mais si vous me payez un coup j'ai deux-trois anecdotes rigolotes à raconter.
De l'encre. Enfin, 2025 c'est aussi l'année durant laquelle j'ai fait réaliser mes deux premiers tatouages. Après cinq ans de tergiversations, oui, oui ! Il a fallu passer le pas mais la machine est lancée, et je suis déjà en pleine réflexion pour le suivant. Ils sont pour l'instant plutôt discrets et faciles à dissimuler, histoire de ne pas trop impacter ma vie professionnelle dans l'immédiat. Mais me connaissant, ce tabou auto-imposé ne durera pas longtemps.
2026 à l'horizon, quoi de neuf mon bon ?
De façon imminente, seize représentations au théâtre au premier trimestre. Si tout se passe bien, j'espère pouvoir sortir en impression à la demande au moins une murder party dans le courant de l'année. Et dans l'intervalle, j'espère continuer à profiter comme cette année, avec du jeu de rôle en pagaille, quelques films pourris et je croise les doigts pour ne plus avoir à déménager avant un bon bout de temps.
Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2026, inscrivez-vous sur les listes électorales, votez à gauche, prenez soin des gens qui vous aiment et gratouillez votre chat sur la tête de ma part !